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Cher Mr Stockhausen.

 

Cher Mr Stockhausen,

Ayant, jusqu’à ce jour, toujours eu des sentiments ambiguës envers votre musique, j’ai la joie de vous annoncer, suite à une écoute attentive et répétée, mon immense admiration pour votre œuvre « Kontrapunkte » qui me semble l’une des prometteuses réalisation issues des terres arides du sérialisme intégral ou assimilé. Délicieusement variée et imprévisible mais cohérente ( ce qui est le propre de toute musique réussie), je dois vous avouer ma grande satisfaction d’avoir pu entendre une œuvre qui tout en faisant sienne les exigences les plus fortes d’un langage encore jeune et quelque peu abstrus,  parvenait à exprimer des sentiments tels que l’humour, la rêverie, la tendresse, la contemplation mystique, l’anxiété, la détermination,etc…

 

Veuillez, Monsieur, recevoir ici l’assurance des mes salutations distinguées.

Musicalement, Joâo SCHNIER.

Ken Bichel : « Fifths »

Mélanger instruments acoustiques et électronique en temps réel a toujours été un défi délicat et fascinant pour tenter de concilier deux mondes opposés dans leur approche du son, de la résonance et du geste musical ( car l’électronique l’ignore basiquement), surtout lorsque l’on ne cherche pas une esthétique avant-guardisante qui, généralement, est le seul moyen de s’octroyer l’espace de liberté nécessaire pour pouvoir tirer parti du médium. La musique tonale dans son ensemble à quasi exclusivement tirée parti des instruments acoustiques de par son histoire, est l’apparition de l’électronique a surtout été un moyen de fuir certains réflexes datés. Ici, l’on constate une très saine volonté de réunir les forces respectives des deux médiums. Et le résultat est tout à fait à la hauteur !

L’étonnant Mr Rzewski

Connaissez vous Frederic Rzewski ( prononcez zeffski) ? Car vous avez là l’un des plus grand pianiste/compositeur de tous les temps capable de chose magnifique telles les 36 variations sur la chanson « El Pueblo Unido Jàmas Sera Vencido » de Silvio Ortega , judicieusement intitulées « The People United Will Never Be Defeated » sur lesquelles je reviendrais à une autre occasion.

Pour le moment je vous propose cette petite merveille : . La partition est une mélodie d’une soixantaine de notes destinée à être jouée comme suit par un ensemble ad libitum : 1,12,123,1234,123145,123456,1234567,etc…. jusqu’à la note n ( disons 64 par exemple), puis de jouer 64 63 62 61 60 etc, puis 63 62 61 60, etc,  puis 62, 61, 60 etc, et ainsi de suite.

J’avais entendue parler de ce morceaux dans un livre de Michael Nyman intitulé « Experimental Music » et ma curiosité avait longtemps été piquée de pouvoir entendre une version enregistrée. C’est maintenant fait, et je suis enchanté par la vitalité rythmique, la finesse des sonorités et la superbe et efficace simplicité de l’ensemble ! Enjoie !