De l’électroacoustique concréte au surréalisme.

The Tokyo’s Underground Theory about Silkworms

Composer est une activité assez particulière parce que l’on essaye de manipuler des sons comme s’ils étaient des objets stables et préhensiles. Mais un son est un processus vibratoire inscrit dans le temps, et l’on ne peut le penser que dans le temps. Nous avons donc un conflit entre deux conceptions. L’électroacoustique semble nous donner un bon équilibre : l’on peut réécouter à loisir les sons, et les voir sur notre écran, ce qui nous donne le sentiment que nous sculptons directement les sons, tout en gardant le contact avec leur nature volatile et éphémére.  L’électroacoustique, c’est un peu une dictature électronique du son qui résiste à vos désirs, impose sa courbe, sa puissance, et son caractère, mais qui dans le même temps, s’offre directement à vous à chaque fois inchangé et vibrant. C’est peut-être là le secret de cette manière de créer de la musique : un mélange tantôt difficile, tantôt naturel entre organicité et souplesse du son libre des rêveries du compositeur solitaire, et rigidité et mécanicité de la technologie qui le corsète en échange de sa disponibilité.

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